Cap Avenir Concorde

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La ministre du Tourisme vient samedi à Blagnac pour saluer le projet ambitieux du musée Aeroscopia

Posted by Association Cap Avenir Concorde sur 28 février 2014

La ministre du Tourisme vient samedi à Blagnac pour saluer le projet ambitieux de musée, qui ouvrira en octobre. Les avions mythiques y seront installés le 14 mars.
Pour les nombreux passionnés de l’aéronautique, l’horizon se dégage. Après 30 ans de ciel nébuleux et même de turbulences. Le futur musée de l’aéronautique, Aeroscopia, ouvrira en octobre à Blagnac, près de l’usine Lagardère, celle qui assemble l’A 380. Demain matin, la ministre du tourisme, Sylvia Pinel, vient saluer ce projet ambitieux, figure de proue du tourisme industriel.
Un soulagement. «Enfin, ça y est» lâche Bernard Keller, maire de Blagnac, qui a relancé le dossier «en stand-by» en prenant la maîtrise d’ouvrage en 2010, et en le finançant à 39 %. «Sans lui, Aeroscopia ne serait jamais sorti de terre. Au-delà du contexte politique, et même s’il n’y avait pas d’autre endroit possible à Toulouse, le budget était limité. On a dû réduire la surface d’un tiers» renchérit Claude Terrazzoni, président de Terre d’Envol, au nom d’une dizaine d’associations.
«Un musée vivant»
«On a conservé l’appellation musée, pour des raisons touristiques, des facilités de recherche sur internet, mais le musée sera vivant, ni poussiéreux, ni statique. Ce sera un lieu de mémoire, d’échanges, de convivialité, avec une forte vocation culturelle et pédagogique» promet Laurence Calmels, directrice des services du groupe Manatour, futur exploitant du site.
«Aeroscopia n’est pas le joujou de vieux qui s’amusent et qui se font plaisir. Ce sera moderne, ça rappellera le passé, et ça évoquera le futur, notamment les métiers de l’aéronautique, pour susciter des vocations» confirme Claude Terrazzoni.
Le gros cadeau d’Airbus
«À l’instar de la Cité de l’espace, le Capitole ou Saint-Sernin, Aeroscopia va renforcer l’identité et l’attractivité touristique de Toulouse. L’aéronautique porte le dynamisme économique de l’agglo et de Blagnac, où 1700 emplois sont créés chaque année. Ce n’est pas un hasard s’il y a 4000 salariés dans les commerces, restaurants et hôtels de Blagnac ! Avec les visites de la chaîne de l’A 380, avec le futur parc des expositions, Aeroscopia amènera un surcroît d’activité aux hôtels et restaurants, notamment en fin de semaine» insiste Bernard Keller, par ailleurs président de So Toulouse.
La couverture s’achève. La dalle vient d’être coulée. Le 14 mars, les vedettes, Super Guppy, Concorde et A300 B se poseront à l’intérieur de l’audacieuse carlingue dessinée par le cabinet Cardete-Huet. En attendant la Caravelle et la collection des Ailes Anciennes, installées à l’extérieur. Un deuxième Concorde. Un hydravion sur le lac contigu. Et surtout d’autres stars. «On aura un Airbus A400 M d’essai, peut-être pour l’ouverture. Et j’espère aussi un A 380» annonce Bernard Keller. Hier soir, Airbus a au moins confirmé le cadeau du premier A 400 M d’essai. De quoi booster la fréquentation, estimée à 110 000 visiteurs par an.
À Blagnac et nulle part ailleurs
Devant les passionnés de l’Aérothèque, Bernard Keller a rappelé les vicissitudes du projet : «Au départ, il était question d’un musée aéro-spatial. Et puis, après le flop de la galerie Inard, Baudis a décidé de lancer la cité de l’Espace. Il nous restait l’aéronautique. Le projet a fait l’unanimité dans l’agglo, sous la présidence de Douste-Blazy. Quand la ville de Toulouse a basculé en 2008, le dossier a été laissé en stand-by. Et l’option de deux sites, à Montaudran et Blagnac, a été étudiée. Trois ans de réflexion… Ce musée ne pouvait pas être ailleurs qu’à Blagnac. C’était impossible techniquement. Vous voyez le Concorde démonté et remonté pièce par pièce ? On a l’aéroport, l’usine Lagardère, Central Entity, le siège d’Airbus Group, ATR, Air France Industrie, les sous-traitants. La ville a pris la maîtrise d’ouvrage, pour débloquer la situation, tout en réclamant les mêmes subventions».
Blagnac finance 8,45 M€, 39 % de l’investissement. Le projet est soutenu aussi par Toulouse Métropole (5 M€), Airbus, (3,5 M€ et un apport matériel important), le conseil régional (2,68 M€), le conseil général (1,5 M€), le FEDER (fonds européens, 0,2 M€) et l’Aérothèque (0,1 M€). Malgré 61 % de subventions et les retombées, l’opposition municipale juge le projet «somptuaire». «8,45 M€, c’est 5 M€ de moins que notre dernière école» rétorque le maire.

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