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Blagnac. Aéroscopia, comme un avion sans ailes

Posted by Association Cap Avenir Concorde sur 2 février 2013

La Dépêche du midi – Publié le 01 02 2013 par Philippe Emery

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Le musée devrait accueillir 110 000 visiteurs par an dès 2014 – Photo DDM, Frédéric Charmeux

 

Le musée de l’air Aeroscopia prend son envol. Le squelette métallique, bientôt recouvert de sa peau de zinc sombre, s’élève face à l’usine d’assemblage d’A380, à proximité de la Voie lactée. Il va accueillir ses premiers avions au printemps. Visite.

Une gigantesque sculpture d’acier, à l’épure arachnéenne, se dresse au bord de la rocade appelée Voie lactée. Le squelette blanc du futur musée Aéroscopia se dresse dans le ciel bleu de Blagnac, à deux pas de la ferme beige de Pinot, dont le massif bâtiment en U compte près de trois siècles d’âge. Choc entre le futur industriel et aérien de Toulouse et son passé terrien et agricole. En face, se dresse l’imposant cube de 500 m de long et 40 m de haut de l’usine Lagardère. Derrière sa façade miroir et sous son toit à vagues est assemblé le plus gros avion civil du monde, A380.

«L’usine, c’est un bâtiment résultant d’un process, une simple enveloppe fonctionnelle autour du monde industriel», commente l’architecte Francis Cardete, dont l’agence (Cardete et Huet) a dessiné les plans de l’usine Lagardère comme ceux d’Aéroscopia : «Pour le musée, on a pris le contre-pied de l’usine, on est sorti du hangar traditionnel à avions pour imaginer une forme singulière de «fuselage courbe», sorte de gros avion, sans ailes, abritant d’autres avions qui ont fait l’histoire».

Aéroscopia est en fait une charpente métallique arrimée au sol, sans murs, construite comme un mécano géant avec des tubulures dont aucune ne fait la même taille, coupées au mm près sur ordinateur. «Une peau de zinc sombre et mat recouvrira comme une peau la structure, qui restera visible à l’intérieur», poursuit Francis Cardete, «le noir, pour son côté profond et mystérieux qui donne envie de découvrir ce qu’il cache». La structure s’enroule autour du plan d’eau, qui pourrait accueillir un hydravion, et se vrille autour d’elle-même. Une passerelle à hauteur d’avion permettra aux visiteurs d’embrasser d’un seul coup d’œil l’ensemble des avions avant de pouvoir les approcher et y accéder comme des passagers dans un aéroport. Début 2014.

Un oiseau à 15 M€

La première tranche d’Aéroscopia aura coûté 15 M€, financés par la Ville de Blagnac (4,71 M€), la communauté urbaine Toulouse Métropole (4 M€), Airbus (2,9 M€), la Région Midi-Pyrénées (1,87 M€), le Département de la Haute-Garonne (1,57 M€) et l’Aérothèque (100 000 €), association-conservatoire du patrimoine aéronautique. La réhabilitation de la ferme de Pinot, estimée à 6 M€ (Ville de Blagnac et 600 000 € d’Airbus) accueillera restaurants, salles et associations.

Un outil touristique remarquable

À proximité de l’aéroport, des usines Airbus et du futur Parc Expo (en 2017), Aéroscopia sera la vitrine aéronautique de Toulouse. «On attend 110 000 visiteurs dès la première année et 145 000 à cinq ans, qui s’ajouteront aux 130 000 visiteurs/an des locaux actuels d’Airbus», annonce Philippe Nau, le patron de Manatour, l’exploitant (par délégation de service public) du futur musée, qui gère déjà les visites d’Airbus (ou de la Dépêche du Midi). Le musée pourra accueillir divers événements ou congrès, au pied des avions. Des partenariats doivent être finalisés avec la Cité de l’Espace ou le Muséum.

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