Cap Avenir Concorde

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Jean Dabos (5 juin 1923-19 septembre 2012)

Posted by Association Cap Avenir Concorde sur 22 septembre 2012

      Né le 5 juin 1923 à CONDOM – GERS

      Pilote de chasse 1941-1945 au groupe de chasse « Alsace » (341 R.A.F.         Squadron)

       Effectue le stage de pilote de ligne à AIR FRANCE en 1946 et obtient la licence de pilote de ligne PL 062 et Navigateur NA 070. A eu comme instructeur le Cdt Dupuy qui a été compagnon de MERMOZ.  Il totalise environ 2000 heures de vol de ligne régulière.

      En 1949 entre à l’Ecole de Pilote d’Essais de Brétigny et obtient la licence de Pilote d’Essais PE 127 et d’Hélicoptère PH005. Effectue au Centre d’Essais des vols sur tous les types d’avions et d’hélicoptères Français, Anglais, Allemands, Américains, Italiens disponibles.

     En 1955 entre aux Essais en vol de la SNCASO

 

  • Met au point le « DJINN », premier hélicoptère français qui a obtenu le certificat de navigabilité, puis produit en série.
  • Porte le record d’Altitude en hélicoptère à 8492 m.
  • Effectue des vols d’essais sur les avions suivants :

– Civils : SO30 NENE et SO30 ATAR, premiers avions français de transport, à réaction.

– Militaires : SO 6020 et 6021 « ESPADON », premier avion français à passer le mur du son. SO 4050 « VAUTOUR », bombardier supersonique, chasseur de nuit, attaque au sol. Mise au point, armement et ravitaillement en vol « Accouplement Camberra-Vautour », sièges éjectables SNCASO à partir d’un « Mystère de nuit » modifié.

Affecté en 1956 à Toulouse, au programme CARAVELLE.

Participe à la certification des Caravelles type I, III, VI N, VI R, X R, XII et effectue la réception de la plupart des avions de série. Participe à plusieurs croisières de démonstrations en Afrique, Extrême Orient, Pacifique, Australie, Japon et à la formation des équipages en ligne.

Affecté au programme CONCORDE , effectue des vols d’essais jusqu’au parcours du domaine limite de vol.

Affecté au programme AIRBUS , effectue également des vols d’essais jusqu’au parcours du domaine limite de vol.

Est chargé de l’instruction des pilotes de ligne AIRBUS et CONCORDE. A ce titre participe en « Flight Crew Training Manager » (Directeur de l’entraînement des équipages en vol) à la création de l’école implantée à BLAGNAC pour la formation des équipages AIRBUS ET CONCORDE : l ‘AEROFORMATION

Forme les 25 premiers équipages d’Air France et Lufthansa avant de prendre sa retraite professionnelle en 1974 et poursuit l’instruction bénévole sur les avions de tourisme.

BILAN DE CARRIERE de Jean DABOS

– 11500 heures de vol dont 5750 en essais

– 129 types d’avion et hélicoptères pilotés

– 220 heures de missions de guerre

– 1 victoire aérienne

– Qualification de 218 pilotes de ligne sur Caravelle et Airbus

TITRES AERONAUTIQUES

Brevets

Pilote militaire 15.05.1943

Navigateur NA 070 30.03.1954

Pilote de ligne PL 062 30.09.1954

Pilote hélicoptère PH 005 01.10.1954

Pilote d’essais PE 127 18.05.1955

Pilote prive avion TT9809 28.02.1953

Pilote planeur VV020400287 28.02.1987

Qualifications

Instructeur pilote professionnel 30.09.1956

Instructeur pilote de ligne 1972-1976

Instructeur pilote hélicoptère 06.10.1955

Instructeur pilote privé avion 01.03.1985

Distinctions honorifiques

Chevalier de la légion d’honneur

Officier de l’Ordre National du Mérite

Médaille Militaire

Croix de guerre 3 palmes

Médaille de l’Aéronautique

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Pierre Sparaco – AeroMorning – 21 09 2012

Disparition d’un grand pilote d’essais.

Jean Dabos s’est éteint le 19 septembre, à 89 ans. Avec lui disparaît l’un des derniers acteurs de premier plan de la renaissance de l’aéronautique française de l’immédiat après-guerre, au terme d’une belle et grande carrière entamée en 1940 dans les FAFL et terminée chez Aéroformation (aujourd’hui rebaptisé Airbus Training).

Jean Dabos fut tout d’abord pilote de chasse au groupe Alsace, au sein duquel il accomplit 191 missions de guerre. Puis successivement pilote de ligne, navigateur, pilote d’hélicoptère et, à partir de 1952, pilote d’essais avions et hélicoptères et, enfin, instructeur.

Un homme complet (11.500 heures de vol, dont un certain nombre sur la ligne), bien dans son époque, qu’André Turcat a qualifié de «jongleur des essais en vol», une manière d’illustrer le rôle de premier plan qu’il a joué dans le développement et la mise au point de matériels novateurs, voire aventureux. C’est ainsi qu’il prit notamment les commandes du prototype d’avion de combat Espadon, doté de moteurs Marboré accrochés aux extrémités de la voilure, puis de fusées d’appoint SEPR, un appareil qui témoignait de la volonté du bureau d’études de la SNCASO d’explorer des voies résolument nouvelles.

Jean Dabos se consacra aussi au premier hélicoptère doté de petits statoréacteurs en bout de pales, le monoplace SO 1220 Djinn ou encore à l’étonnant appareil hybride Farfadet, préfiguration du démonstrateur X3 d’Eurocopter apparu un demi-siècle plus tard. Au fil des années cinquante, le nom de Jean Dabos a ainsi été étroitement associé au premier hélicoptère français à réaction, propulsé par Turbomeca, un attelage qui contribua largement à lancer la division voilures tournantes de la SNCASO puis Sud-Aviation. Ses collègues, à cette époque, figuraient eux aussi parmi les plus grands en même temps que ceux qui allaient le devenir, par exemple Claude Dellys (mort aux commandes du VG 90 d’Arsenal), Jacques Guignard et, bien sûr, Jean Boulet. Après le Djinn, Jean Dabos aborda une tout autre phase de sa carrière décidément éclectique, en passant à la mise au point du gros biréacteur Vautour, ce qui le conduisit à travailler étroitement avec Henri Perrier et Michel Rétif. Une autre rencontre au sommet, même si ces collègues de haut vol avaient alors à peine entamé leur ascension. Cela sans aucunement rechercher la notoriété, la discrétion et la modestie constituant leur précieux dénominateur commun. Le Vautour, propulsé par deux Snecma Atar 101, fut construit en grande série après correction de points faibles qui exigèrent précisément beaucoup de travail de la part des équipages d’essais.

Plus tard, retour aux avions civils, pour assurer la mise au point de l’ATT, atterrissage tout temps, de la Caravelle XII, cela conjointement avec André Turcat, ”descendu«  chez Sud (venant de chez Nord-Aviation) pour prendre la responsabilité de Concorde, nouvellement lancé. Puis vint Airbus et, enfin, une participation dynamique à la formation des futurs pilotes du supersonique franco-britannique puis des premiers Airbus.

Ce furent des années exceptionnelles qui, au-delà de l’indispensable talent des ingénieurs, exigeait de pilotes hors pair. Dabos fut de ceux-là, très respecté mais discret, à l’image de sa génération, aujourd’hui inéluctablement en voie de disparition. Un mot vient à l’esprit : respect.

 

 

 

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