Cap Avenir Concorde

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Hommages

Posted by Association Cap Avenir Concorde sur 8 mars 2012

Aujourd’hui, 8 mars 2012, s’ouvre à Versailles, le procès en appel, sur le crash du Concorde F-BTSC, vol AF4590 du 25 juillet 2000 à Gonesse.

Ils ont écrit une des plus belles pages de l’aviation civile !

Premier vol du Concorde 001, le 2 mars 1969 à Blagnac !

André Turcat a déclaré :

“Vous voyez que la machine vole, et je peux ajouter qu’elle vole bien !« 

Dans la revue Air & Cosmos – (rubrique des Hommes et des Ailes),

Jacques Noetinger écrivait :

Henri Perrier ! Passion de la perfection

Devenir Directeur des Essais en Vol, d’une société de l’importance de l’Aérospatiale, avoir été l’ingénieur navigant d’essais numéro un du programme Concorde, avoir commencé sa carrière comme ingénieur navigant d’essais sur l’avion militaire de pointe qu’était le Vautour en 1965, puis sur Caravelle à Toulouse, pour participer aux essais de tous les modèles du moyen-courrier, voilà une carrière fascinante, de nature à susciter l’admiration et peut être la jalousie.

Admiration ! Oui, sans réserve.

Jalousie ! Cela n’est venu à l’idée de personne.

En effet, Henri Perrier a vécu, sur près de trente ans, ce cheminement de sommets en sommets, il le doit à son travail, à sa passion du métier d’ingénieur navigant, à la compétence inégalable acquise dans l’action, à son sens de l’amitié.

Se doutait-il en entrant à Sup’Aéro et même pendant son stage à l’EPNER, qu’il accumulerait 4000 heures d’essais aussi captivantes, lui qui n’est ni arriviste, ni orgueilleux, lui qui ne se met jamais en avant. Il n’empêche qu’en acteur de premier plan, il a suivi l’exceptionnelle aventure Concorde. Il a joué une part déterminante dans une mise au point, aujourd’hui consacrée par la fiabilité de cet appareil révolutionnaire en exploitation depuis plus de six ans.

Henri Perrier est de ceux qui savent savourer une juste satisfaction sans bomber le torse. Il n’a rien fait pour avoir la médaille de l’Aéronautique, être Chevalier du Mérite et Chevalier de la Légion d’Honneur. Il les a simplement méritées, lui dont Lucien Sevanty et André Turcat disaient :

Perrier et Rétif, chacun dans sa spécialité, connaissent mieux Concorde, qu’aucun d’entre nous.

Qu’ajouter ?

André Turcat Retour aux sources

Concorde et l’éclipse totale du soleil – 30 juin 1973

Il y a dix ans, Concorde 001 réalisait un exploit unique dans les annales des hommes de science. Pendant soixante quatorze minutes, les sept spécialistes internationaux de l’observation “céleste” avaient pu se maintenir dans le cône d’ombre lors d’une éclipse totale du Soleil, grâce à un vol d’une extrême précision, au-dessus de la Mauritanie, à Mach 2,08.

L’idée était venue à un jeune astronome, qui l’avait exposée à André Turcat, alors directeur des essais en vol de Sud-Aviation qui avait vu l’intérêt scientifique offert par Concorde dans ce cadre. C’était bien le genre d’entreprise à séduire : le polytechnicien, l’ingénieur et le pilote d’essais toujours confronté à des problèmes ardus auxquels il faut trouver des solutions. Ses records de vitesse sur le Nord 1500 “Griffon”, lui ayant valu une première fois le “Harmon Trophy” en 1959, n’étaient-ils pas le résultat de préparations minutieuses. Le vol éclipse était complexe. Il devait être et fut réalisé avec une précision de 10 secondes !

André Turcat était entouré de son équipe de choc : Perrier, Retif, Guyonnet ainsi que Dabos comme second pilote. Ce succès complet est perpétué par un label peint sur le Concorde 001, exposé au Musée de l’Air du Bourget, premier prototype d’une des plus ambitieuses entreprises aéronautiques d’Europe dont André Turcat, Commandeur de la Légion d’Honneur aura été la vedette numéro 1, comme responsable du programme des essais en vol.

Il a su le gérer avec autorité, prudence et en brillant ambassadeur de nos ailes. Neveu du créateur de la voiture ”Turcat-Mery” au début du siècle, il su faire de la vitesse supersonique son domaine. Aujourd’hui ce licencié ès-lettres, mainteneur à l’Académie des Jeux Floraux, se passionne entre autres, pour l’archéologie et l’antiquité réflexe de sagesse.

Jacques Guignard ! La volonté de vivre

A l’entrée d’un petit village installé à proximité des contreforts pyrénéens, au sud d’Auch, un vieux moulin imposant, restauré avec art, semble monter la garde. Celui qui l’a remis en état l’habite, vivre dans un moulin avait été pour lui un rêve d’enfant. Il l’a réalisé, c’est la récompense d’une carrière peu ordinaire au cours de laquelle la volonté de se surpasser a toujours été son ambition secrète.

Secrète oui, car il n’a jamais semblé se prendre au sérieux. Trop philosophe, trop rigoriste, ayant une grande pudeur, trop timide aussi, il s’est fait un personnage dont le langage est l’humour subtil et parfois cinglant. Il cache ainsi sa sensibilité, ses chagrins (il en a eu très jeune), ses joies, ses combats contre lui-même pour dominer toutes les épreuves.

Pilote militaire à dix-neuf ans et ayant rejoint les FAFL, en juin 1940, il exécute 370 missions de guerre, remporte trois victoires en combat aérien, réussit à sortir septième sur vingt-cinq d’un stage de pilotes d’essais en Grande-Bretagne et à être le second pilote français (après Maurice Claisse) à piloter un avion à réaction, le Meteor I. Tout cela avant de revenir en France en 1945. Sa carrière de pilote d’essais est toute tracée. Il entre au CEV et le 29 janvier 1946, il y a tout juste trente-cinq ans, et effectue à Marignane son premier vol à ce titre.

S’en souvient-il, lui qui eut une carrière éblouissante On lui doit les essais de seize prototypes de pointe et les premiers vols de dix d’entre eux. Le Trident faillit lui coûter la vie deux fois. Il en conserve de terribles séquelles mais ne s’est jamais avoué vaincu puisqu’il fut co-pilote lors du premier vol de Concorde.

Commandeur de la Légion d’Honneur et bardé de décorations, avec plus de 6000 heures de vol, il a su rester modeste et vit comme un vrai sage.

Michel Retif ! Le sommet de la compétence

Jean Girard, directeur des essais en vol de la SNCASO, avait décelé très tôt le sérieux et l’habileté d’un mécanicien entré, à moins de 16 ans dans la société, en septembre 1938. Pouvait-il prévoir cependant la brillante carrière promise à Michel Rétif ?

C’est lui qui aujourd’hui est chargé, par la société Aérospatiale de la coordination-exploitation des Concorde en service. Il est donc responsable du suivi technique des appareils aussi bien auprès d’Air France que de British Airways. C’est une lourde responsabilité, mais aussi une belle consécration de sa compétence sans égale.

Il faut dire qu’en plus de 40 ans de carrière, il n’a pas manqué une occasion de donner toute sa mesure dès qu’il est breveté mécanicien navigant d’essais, on le trouve sur les avions de pointe. En 1947, il prend le relais d’Armand Raimbeau, comme mécanicien navigant de Daniel Rastel, sur SO 6000 Triton.

Le 16 octobre 1952, il fait équipe avec Jacques Guignard pour le premier vol du SO 4050 Vautour bombardier biréacteur de brillante réputation. Des essais sur SO Bretagne et surtout Caravelle, il en fera aussi. Finalement il est désigné comme chef mécanicien d’essais du programme Concorde, auquel il se consacre dès 1964, au point d’être : celui qui connaît le mieux, tous les détails du supersonique, comme l’affirment Lucien Servanty et André Turcat.

Un singulier hommage.

Michel Retif, totalise 5200 heures de vols d’essais dont une bonne proportion sur Concorde. Il devrait bomber le torse, en imposer. Mais technicien exceptionnel, il est aussi un homme sage. Ni orgueilleux, ni prétentieux, abusivement modeste, il puise son équilibre dans cette joie de vivre qui repose sur une carrière passionnante en harmonie avec une riche vie familiale.

MERCI MESSIEURS !


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Chronique de Pierre Sparaco – 09 Mars 2012

Concorde face à son difficile destin judiciaire.

La Cour d’appel de Versailles a écarté l’hypothèse de renvoyer le second procès de l’accident du Concorde d’Air France de juillet 2000 et dira mardi si elle prend en compte la «question prioritaire de constitutionnalité» qui lui a été soumise.

Le problème qui est posé peut, heureusement, s’exprimer tout autrement : il y aura bien disjonction, ce qui revient à dire qu’Henri Perrier, gravement malade, et incapable de se présenter devant les juges, devrait revenir à la barre en janvier 2013. Mais, dans l’immédiat, la continuité de la justice sera assurée, il n’y aura pas de renvoi général ”parce qu’il faut assurer à tous les prévenus le respect de délais raisonnables“. L’accident, en effet, s’est produit il y aura bientôt 12 ans. L’ouverture du procès en appel s’est faite dans des circonstances inhabituelles, difficile, délicates. Henri Perrier, 83 ans, soumis depuis quelques semaines à une pathologie lourde, n’est plus en état de se présenter au tribunal.

Mais fallait-il pour autant reporter les débats à des jours meilleurs ? Ou, tout au contraire, reconnaître une fois pour toutes qu’Henri Perrier est tout simplement indispensable au bon déroulement du procès et attendre des jours meilleurs ? La réponse a été unanime : les avocats, tous les avocats, se sont exprimés d’une seule voix pour affirmer que la participation de l’ultime directeur du programme Concorde est totalement indispensable.

D’où un bel hommage aux grandes compétences de cet homme qui a été de tous temps un acteur essentiel du développement de l’avion supersonique franco-britannique, et cela dès le premier vol de mars 1969. De plus, il est le dernier de ces acteurs, d’une saga technique hors du commun qui s’est étendue sur près d’un demi-siècle. «La voix d’Henri Perrier nous est indispensable» a souligné un avocat, “sans lui ce serait un débat tronqué”, a dit un autre. Même Me Olivier Metzner, qui défend avec fougue les intérêts de Continental Airlines, a adopté la même attitude. Les juges, ayant adopté une attitude moins émotionnelle (ce qui était évidemment souhaitable), ont alors choisi un compromis.

En attendant qu’Henri Perrier recouvre la santé, les débats auront bien lieu, la plupart des éléments nécessaires pour ce faire étant disponibles. Remarque cinglante entendue dans la salle : «mais qui, dans ces conditions, contrôlera les experts ?» Un autre intervenant a aussitôt renchéri : au cours du premier procès, au tribunal de grande instance de Pontoise, Henri Perrier était intervenu très exactement à trente-cinq reprises, donnant aux juges, d’une audience à l’autre, l’éclairage indispensable à la bonne compréhension de données relevant souvent de la haute technique. A Pontoise, Henri Perrier était vite apparu comme bien plus qu’un simple prévenu. Aujourd’hui, dans des circonstances délicates, le voici reconnu dans un rôle d’une importance exceptionnelle, sans qu’il l’ait voulu et, qui plus est, en son absence.

Un hommage émouvant. Reste à en finir avec la question prioritaire de constitutionnalité et à enfin boucler le volet judiciaire de la saga Concorde, en 4 mois, avec un second volet du procès en appel programmé pour 2013. Décidément, Concorde sera resté exceptionnel, d’un bout à l’autre de son histoire.

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Air Journal – Publié le 10 mars 2012 par Stéphanie Meyniel

Le 10 mars 1956 dans le ciel : Record de vitesse pour Peter Twiss

Ce 10 mars 1956, le Britannique Peter Twiss, pilote chez la firme Fairey Aviation Company, s’attaque au record du monde de vitesse absolue aux commandes de l’avion expérimental : Fairey Delta 2, quatrième avion britannique à aile delta, motorisé par Rolls-Royce, avec un turboréacteur avec postcombustion pouvant développer une puissance de 5386 kgp.

Pour espérer pouvoir décrocher le titre, Peter Twiss doit voler à plus de 1.323,312 kilomètres par heure, dernier record établi en la matière par H.A. Hanes le 20 août 1955 dans le ciel de Palmdale, en Californie, pilotant alors un North American F-100C Super Sabre.

Pour cette tentative de record du monde de vitesse, Peter Twiss a choisi comme terrain de jeu la côte du Sussex entre Ford et Chichester, où il va pulvériser la dernière performance en date, de pas loin de 500 kilomètres par heure, en parvenant à atteindre la vitesse de 1 821,39 kilomètres par heure, homologuée par la Fédération aéronautique internationale. Le Fairey Delta 2 a tenu toutes ses promesses !

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