Cap Avenir Concorde

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Toulouse attend son musée de l’air, patrimoine industriel

Posted by Association Cap Avenir Concorde sur 11 avril 2010

La Dépêche Jean-Marie Decorse – Publié le 09/04/2010

Serait-ce bientôt la concrétisation d’un rêve de quarante ans ? L’association « Terre d’envol » plaide pour l’accélération d’un projet de musée aéronautique soupçonné de jouer l’Arlésienne. Sans doute parce qu’il est longtemps resté dépendant des aides de l’Europe, de l’État et des collectivités territoriales.

Ce beau projet baptisé Aeroscopia colle parfaitement à la vocation de Toulouse qui a vu naître les lignes Latécoère, Caravelle, Concorde, la famille Airbus… Pourtant, Aeroscopia a souvent trébuché sur des aléas conjoncturels et financiers qui auraient pu avoir raison du dossier sans l’opiniâtreté de quelques-uns.

Dès 2005, le projet avait pourtant acquis sa pleine reconnaissance. Le Grand Toulouse avait constitué un comité de pilotage présidé par Alain Fillola, le maire de Balma. Dans la foulée, avait été lancé un concours d’architectes autour d’un projet évalué à 14 M€. En juillet 2007, convaincus que le tour de table financier ne pouvait être bouclé, les responsables décidaient de revoir le programme à la baisse autour de 12 M€. En juillet 2009, le Grand Toulouse donnait son accord à Aéroscopia, la nouvelle majorité municipale reprenant à son compte le dossier. L’agglomération accordait 3,75 M€ et demandait aux autres partenaires de confirmer leur contribution : Airbus à hauteur de 3,5 M€, le conseil régional pour 1,85 M€, mais aussi le Feder… Reste le conseil général de Haute-Garonne pris, il est vrai, dans d’autres contraintes budgétaires avec le transfert de charges dénoncé par de très nombreux élus. Si le Département reconnaît qu’il s’agit d’un bon projet, sa subvention à Aéroscopia représente tout de même 15 % de son volet culturel pluriannuel

« Nous avons prouvé la fiabilité économique du projet adossé au circuit du tourisme industriel d’Airbus actuel et de ses 150 000 visiteurs annuels. Par là même, on garantit un potentiel de fréquentation important », souligne Jacques Rocca de Terre d’envol.

Mais le temps presse et les avions exposés à tous vents se détériorent. C’est pourquoi, en procédure d’urgence, mais en préfiguration d’Aéroscopia, va être libéré un terrain de 15 000 m2 situé à Saint-Martin-du-Touch en bordure des pistes. Dans cette zone louée à l’aéroport de Blagnac par l’association Flighy Heritage, seront exposés 35 avions. Ouverture à la mi-juin. Parmi les appareils présentés, Concorde, une Caravelle, un Airbus A300B…, ainsi que des avions qui sont la propriété de l’association des Ailes anciennes, dont la collection réunit 85 appareils.

Avec les ailes anciennes

Ce « musée » de plein air installé à Saint-Martin-du-Touch arrive à point nommé pour l’association des Ailes anciennes et son président Jean-François Bruna-Rosso. Les « Ailes » voyaient s’approcher l’échéance qui les oblige à quitter le terrain concédé jusque-là par Airbus avant que démarre la construction du hall d’assemblage des Airbus A 350. Les «Ailes » présenteront dans quelques semaines la plupart de leurs avions métalliques : Mirage 3, Mystère 4, Mig 21, F 101…

« Nous avons prouvé la fiabilité économique de ce projet adossé au circuit de tourisme industriel d’Airbus »

Jacques Rocca, de l’association Terre d’Envol.

Le chiffre : 35

35 avions : Concorde et Caravelle. C’est tout le panorama de l’industrie aéronautique toulousaine qu’on retrouvera dès juin sur la zone « Héritage » de Saint-Martin du Touch avec une présentation sur un terrain de 15 000 m2.

Des avions de légende qu’on verra en juin

Les avions qui se trouveront en exposition dès le mois de juin appartiennent aux plus beaux fleurons de l’industrie toulousaine.

C’est d’abord Concorde avec les deux exemplaires qui sont à Toulouse. C’est le supersonique « Fox Charlie » que la compagnie Air France avait confié à la garde d’Airbus en juin 2004. Le second appareil se trouve à Colomiers sur la zone Gramont. Propriété de 3AF (Association aéronautique et astronautique de France), l’avion a été nettoyé et devrait faire l’objet d’une nouvelle mise en peinture.

La Caravelle. On a fêté ses 50 ans en avril 2005. Elle décolla pour la première fois de Toulouse-Blagnac le 12 avril 1955, aux mains de Pierre Nadot. Le second prototype, piloté par Léopold Galy, s’envolera un an plus tard. En juin, elle sera présentée dans sa toute nouvelle robe après une série de travaux, notamment sur les extrémités de voilure.

L’Airbus A 300B. Il s’agit du 238e avion de la gamme Airbus entré en service en 1978. Le numéro 3 vole encore. C’est celui avec lequel le Cnes procède à ses vols paraboliques. L’A 300B bientôt présenté a été sauvé de la casse. Il a été racheté à un broker alors qu’il n’avait plus ses moteurs. L’Airbus qui a terminé sa course aéronautique à Toulouse en 2003 a été réaménagé en trois salles dont une, translucide » permettra au public de découvrir le « squelette » de l’avion avec ses soutes.

Le premier Falcon 10, un avion d’essai Dassault pour lequel Aérospatiale a fabriqué les premières voilures en composite.

Un DC3 Dakota, le fameux Douglas « tout terrain » qui a servi sous toutes les latitudes, sur tous les théâtres d’opération, de l’Indochine à l’Algérie, et que les mécanos de Francazal entretenaient au moment où volaient aussi les Junker 52 et les Beechcraft.

Un Noratlas 2501, celui qu’on appelait souvent aussi la « Grise » ou le « camion », avion à tout faire utilisé aussi pour le transport de troupes et le gros matériel. Il a survolé Toulouse pendant au moins deux décennies.

La Corvette d’Airbus qui permettait d’assurer les liaisons d’un site industriel à un autre, notamment de Toulouse à Saint-Nazaire.

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