Cap Avenir Concorde

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1969-2009, 40 ans de Concorde – Air & Cosmos

Posted by Association Cap Avenir Concorde sur 11 août 2009

CouvAirCosmos_40AnsConcorde

Concorde ! 2 mars 1969, le jour du premier vol.

Le dimanche 2 mars 1969 au matin, le brouillard s’est installé. C’est plutôt bon signe. Mais le vent d’autant est toujours là. Vers le milieu de la journée, il faiblit mais les nuages apparaissent. A 14h40, un des moteurs est mis en route : le vent est tombé à 4 nœuds, la visibilité horizontale atteint 15 Km, la nébulosité est de 3/8. Puis, le vent se lève et la décision est reportée. A 15h15, à nouveau feu vert : les quatre turboréacteurs sont démarrés successivement et l’équipage commence la lecture de la dernière « check-list ». A 15h35, Concorde est aligné en bout de piste et un ultime contrôle est effectué, concernant les freins et les moteurs en particulier. A 15h38, André Turcat lâche les freins de l’avion. Concorde 001 commence à rouler.

Le jour du 1er vol

Il pèse alors 110 tonnes environ (plus de trois tonnes de kérosène ont été consommées au sol) et accélère rapidement sous la poussée de ces quatre moteurs, postcombustion en marche. Le vent arrière (à 220°) atteint 4 nœuds, la nébulosité est toujours de 3/8 et les couches nuageuses sont à 750 mètres et 12 000 m. Après 22 secondes de roulage, 1 500 m ayant été parcourus, André Turcat déclanche la rotation en incidence : celle-ci atteint les 10° ) nécessaires et l’appareil décolle franchement, à la vitesse de 175 nœuds (323 Km/h), puis amorce une montée rapide, à plus de 3 000 pieds/minute. L’angle de montée, impressionnant, s’élève à 22° et Concorde atteinte les 500 m en 25 secondes sous les yeux de dizaine de milliers de Toulousains massés aux alentours et des millions de téléspectateurs français et britanniques.

Le vol se déroule alors selon un schéma très simple : quatre minutes après son départ, Concorde vole à 220 nœuds (407 Km/h), à 2 800 m d’altitude, en direction d’Agen. A 15h45, l’appareil est en paliers, à poussée réduite, à 3 000 m d‘altitude et vole à 250 nœuds (462 Km/h). Il est alors non loin de Castelsarrasin, à 45 Km au nord-ouest de Toulouse, et amorce un très large virage sur sa gauche. A 15h48, il se dirige vers Toulouse tandis qu’André Turcat modifie la vitesse, l’assiette et l’altitude de l’avion en jouant sur la poussée. La vitesse maximale atteinte est de 540 Km/h, l’altitude de 12 000 pieds (4 000m). Vers 16 heures, à une trentaine de kilomètres au sud-est de Toulouse, Concorde effectue un deuxième virage à 180°) et se trouve ainsi dans l’axe de la piste.

L’avion survole Toulouse, pendant l’approche, la fin de celle-ci, s’effectuant à 170 nœuds (314 km/h). Pendant le vol, les conditions météo se sont légèrement dégradées et André Turcat décide de se poser. L’atterrissage s’effectue à 16h07 avec utilisation du parachute de freinage. L’avion qui ne pèse plus que 99 tonnes, roule moins de 2 000 m et rejoint le parking devant l’aérogare au milieu des applaudissements. Sur les routes alentour, la circulation reprend et à 1 000 Km delà, à Bristol, les ouvriers britanniques, qui travaillent sur le prototype 002, hurlent leur enthousiasme. « La machine vole et elle vole bien » déclare André Turcat.

Une page vient de se tourner dans l’histoire de l’aviation et le mythe Concorde est en train de naître.

Extrait du numéro Hors-Série d’Air & Cosmos : Concorde Spécial 40ème anniversaire

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